5 idées originales pour ne pas vous faire voler votre chaise au Foodcamp

C’est la fin de semaine passée qu’avait lieu la 4ième édition du Foodcamp, plus ambitieuse que jamais avec ses deux journées de programmation avec plus d’une quinzaine de chefs invités, son salon de dégustation des Fromages d’ici, ses exposants… Soyons clairs: il s’agit du meilleur, du plus dynamique événement culinaire du Québec et assurément une grande fierté pour la Capitale. Je crois d’ailleurs que le message est de plus en plus reçu de par la province; j’ai entendu entre les branches que 30% des participants venaient de l’extérieur de la ville.

Plusieurs blogueuses de talent ont déjà publié leur compte-rendu en ligne. Je vous invite à lire Camille Brunelle, Lyne Pedneault, Rachel Robitaille et pour la première fois à titre de participante, Sylvie Isabelle qui a pu profiter de la programmation après trois années d’implication active dans l’organisation.

Pour ma part, je n’ai été présente que quelques heures dimanche, à moitié en raison de mon horaire débile en ce moment (business first, comme on dit) et à moitié parce qu’entre deux présentations, je me suis fait « piquer » mon siège par des participantes. Dans son billet, Sylvie exprime un petit coup de gueule envers #lesgens et leur manque de savoir-faire proportionnel à la taille de la foule… Je renchéris dans cette lignée en offrant ma propre réflexion sur le bon usage d’une chaise dans un événement, à défaut d’être en mesure de vous régaler de tout le reste.

Commençons par situer le litige! Pour une deuxième année consécutive, le Foodcamp se déroulait dans la splendide salle de bal du Château Frontenac, assez spacieuse pour accueillir quoi? 400 convives? 500? Des centaines de chaises sont donc placées en rangées devant la scène, aménagée de manière à recevoir les démonstrations des chefs invités. De très grands écrans rediffusent en temps réel les manipulations effectuées, faisant en sorte que peu importe où on est assis dans la salle, on voit très bien. Peut-être mieux que sur la première rangée, je dirais, compte tenu de la hauteur de la scène.

Ainsi, si les blogueurs et foodies en quête de proximité avec les chefs invités pour faire de bonnes photos ont tendance à arriver jusqu’à 45 minutes à l’avance pour s’assurer une place à l’avant, pour ma part, j’ai toujours été bien heureuse d’arriver plus tard et de me contenter d’une place n’importe où dans la salle. C’est ce que j’ai fait dimanche, me retrouvant dans le tiers arrière pour la première présentation. À la pause, des amis et collègues blogueurs m’ont indiqué qu’il y avait une place disponible à leurs côtés sur la 5ième rangée et j’ai décidé de m’approcher afin de partager cette expérience avec eux.

À la deuxième pause, on m’a régalée (outrée, en fait) du récit d’une blogueuse qui avait « perdu » sa place la veille, la pique-siège ayant tassé en douce son écharpe laissée derrière (ou l’ayant fait disparaître, avec le téléphone arabe, je ne suis plus certaine) afin de brouiller les pistes.

Au retour de la cinquième pause (la première après le recommencement des présentations en après-midi), j’ai croisé mes amis dans une allée, l’air dépité. « On a perdu nos places, » a commenté laconiquement l’un d’eux. Certaine qu’il y aurait moyen de s’entendre à l’amiable avec les pique-sièges en cause, je me suis approchée de nos 5 chaises, occupés par 3 d’entre elles, les coudes bien serrés.

Ces dernières ont commencé par prétendre qu’elles avaient toujours été assises là, mais face à mon insistance, elles ont fini par se rabattre sur l’argument qui tue:

– Vos noms ne sont pas écrits sur les chaises!

– Écoutez!, dis-je. Nous sommes 5 amis, et c’est difficile de trouver 5 places rapprochées en ce moment. Ce serait vraiment sympathique si vous nous permettiez de terminer cette journée ensemble.

– Ce n’est pas notre problème.

– Il y a quelques blogueurs parmi nous qui prennent des photos pour des articles sur le foodcamp. La proximité permet de faire de meilleures photos, ce serait très aidant vous savez.

– Ce n’est pas notre problème. Il n’est pas marqué « blogueur » non plus sur les chaises.

(Touché)

– Vous faites quand même preuve d’un peu de mauvaise volonté en ce moment, Madame, me suis-je exclamée, consciente que ces dernières capitalisaient sans doute sur le fait qu’en Québécoise bien élevée, j’allais battre en retraite.

– Ce n’est pas notre problème.

Ben vous savez quoi, j’ai fait une bonne Québécoise de moi-même et j’ai finalement battu en retraite. Puis j’ai passé l’heure suivante à ressasser dans ma tête autant de façons créatives que faire se peut pour protéger MON siège l’année prochaine. Par principe. Aussi parce que le Foodcamp, cette célébration commune du bon goût, perd un peu de son sens si on n’est pas capable d’en faire preuve les uns envers les autres.

Voici donc 5 idées originales pour ne pas vous faire voler votre chaise au Foodcamp:

1- Placez stratégiquement un  post-it en-dessous de votre chaise au début de la journée! Si vous revenez à votre place et qu’on vous l’a piquée sur le prétexte que votre nom n’est pas marqué dessus, penchez-vous et ramassez le post-it en soulignant qu’il est marqué en-dessous!

2- Prévoyez deux tie wraps d’une couleur exotique, nouez en un à votre poignet et l’autre, au dossier de votre chaise. Lorsqu’on contestera immanquablement votre propriété temporaire au retour d’une pause, levez le poing au ciel avec un regard entendu et la fougue du justicier. Si le coeur vous en dit, voici aussi une réplique à déclamer, selon la couleur de votre tie wrap:

Vert: Cowabunga!

Mauve: « Hello, my name is Violet! »

Rouge: « With great powers, comes great responsability. Now get the fuck off my chair! » (C’est bien ça, non?)

Orange: « It’s clobberin time! » (Bon, peut-être est-ce un tantinet exagéré! Personne ne veut être arrêté pour menaces de mort.)

3- Payez un billet à un ami non foodie mais adepte du fromage afin qu’il garde votre place au chaud pendant les pauses. Ce dernier pourra aller se réfugier dans le Salon de dégustation des Fromage d’ici lors des présentations, s’épargnant au passage le verbiage de chefs qui ne l’intéresse pas de toute manière. Win-win.

4- Ok, celle-là demande un peu plus de préparation mais elle sera sans doute très efficace! Déversez un plein verre d’eau sur votre siège en mousse absorbante et portez ce jour-là une jupe en latex qui vous prémunira contre l’humidité. En plus, vous serez certainement très populaire auprès des Chefs invités, de beaux spécimens mâles en grande majorité. Bien entendu, la pique-siège invétérée aura toujours la possibilité d’intervertir des chaises dans la salle, mais je suis presque certaine que ce ne sera qu’après avoir mouillé son postérieur, donc vous serez vengé. Ça compte pour quelque chose, non?

5-  La dernière n’est pas de moi, mon esprit n’est pas aussi élémentaire… Mais je la trouve bonne pareil. Munissez-vous d’une tache de vomissure en plastique dans un magasin de farces et attrapes et positionnez-la stratégiquement au pied de votre chaise! De cette manière, votre rangée entière risque d’être protégée contre l’action des pique-sièges.

Je m’en voudrais de mettre fin à ce billet « coup de gueule » sans souligner le travail exceptionnel de toute l’équipe du Foodcamp, et en particulier, de plusieurs de ses bénévoles que j’apprécie énormément, dont l’inimitable Stéphane Gadbois qui a, cette année encore, orchestré le travail de l’équipe en cuisine dans l’imposante tâche de faire sortir pas moins de 8000 bouchées en deux jours.

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  1. Le phénoménal FoodCampQc édition 2015 (1e partie) | Mission Cuisine Urbaine - 04/22/2015

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