Deux ogresses dans l’antre des Fistons

C’est par un lundi soir pluvieux que ma copine Véronique et moi avons pénétré chez les Fistons affamée comme deux ogresses. (On revenait d’une journée au Spa Blü pour une expérience de bains nordiques. Ceux qui ont déjà tenté l’expérience savent comment ça peut donner faim!)

Ce n’était pas la première fois que je venais aux Fistons. Il m’arrivait d’y dîner à l’époque où je travaillais dans Limoilou, mais l’ambiance de resto-*bar* de l’établissement m’a frappée comme jamais avant. Véro et moi avons été dirigées vers une table haute tout contre l’une des fenêtres « porte-de-garage », plongée elle aussi dans la pénombre de rue. Petit frisson.

 

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Une photo de mon amie Véro, prise à la dérobée, alors qu’elle a la face dans son cellulaire!

 

La serveuse en charge de la salle à manger d’une trentaine de places seulement nous a vite offert à boire, histoire de nous réchauffer.

« – Qu’est-ce que vous servez?, lui a demandé Véronique avec un sourire plein d’anticipation

– Demandez-moi n’importe quoi!, a-t-elle rétorqué du tac ou tac.

– N’importe quoi? », s’est exclamée mon amie, au comble du ravissement.

La question était pour la forme, puisque deux secondes plus tard, Véronique et moi commandions des bloody caesar, un drink qui ne prenait pas plein avantage de l’offre qui nous avait été faite. Quoique! Étant une grande amatrice de bloody caesar (peut-être qu’un jour je vous révélerai ma recette de foodista), j’en commande assez souvent dans les restos pour savoir qu’une exécution propre de ce grand classique reflète généralement une expérience de repas satisfaisante.

Lorsque nos drinks sont arrivés à notre table, j’ai senti ma chaleur monter d’un cran. Goûteux, équilibré – les petites natures l’auraient sans doute trouvé trop épicé » – et juste bien alcoolisé: ça annonçait bien.

 

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J’ai pris cette photo au bar, en quête d’une source de lumière suffisante…

Je n’ai pas tardé à comprendre que ce ne serait pas une soirée de prouesses photographiques.

Nous avons finalement commandé une poutine au Feta et une assiette de calmars frits en guise d’entrées, puis un burger au boeuf et chèvre pour elle ainsi qu’un burger au pulled pork pour moi (il ne restait plus de roquette pour la pizza Margarita aux tomates et aux pignons de pin qu’une amie m’avait chaudement recommandée). Avec une « petite-bouteille-de-rouge-du-lundi-soir-parce-que-c’est-pas-tous-les-soirs-vendredi », dixit notre serveuse.

Le premier service n’a pas tardé, et je mettrais ma main au feu qu’un passant ou deux ont eux de drôles d’idées en nous voyant, Véronique et moi, nous pourlécher les babines. La poutine au Feta et sa sauce au vin rouge, un « wild guess » de Véro, s’est avérée l’option gagnante, pour ses saveurs riches, satisfaisantes et familières malgré la petite hérésie dans la composition. Les calmars, frits dans une pâte intéressante, à la fois craquante et un peu légère, ont vaillamment défendu leur honneur.

Les burgers et leur montagne de frites sont arrivés sur des appétits un peu rassasiés, déjà. Cette fois, c’est mon sandwich au pulled pork qui a remporté la mise haut-la-main, plus goûteux et bien plus juteux que la boulette de bœuf de son homologue (oui, je parle bien de l’autre burger ici.) Notre faim de loup s’est tue enfin, mais à notre grande surprise, elle a repris un brin de vigueur lorsque nous avons appris qu’il y avait une crème brûlée à la carte des desserts. Nous avons convenu de partager, parce que quand même… après de la poutine, des calmars frits, des burgers et des frites, ce ne pouvait être que de la gourmandise. Classique et exécutée assez correctement, cette petite touche sucrée a fini d’opérer en nous une importante transformation! Nous étions entrées en ogresses et nous repartions en filles bien repues, de fort bonne humeur après une soirée sans chichi. C’est ça aussi, Limoilou!

 

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La portion arrière du restaurant, la plus grande des deux, est

un peu plus lumineuse et décorée avec des œuvres d’art, un punch de couleur sympa

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Si jamais vous vous trouvez derrière cette porte, au coin Canardière et 3e Avenue,

sachez que les Fistons vous y attendent 7 jours sur 7, de tôt le matin à tard le soir!

Cet article a été rendu possible grâce à la contribution de tonresto.ca, le guide des restaurants à Québec.

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