Faite à l’os: plus qu’un show de boucane

C’est avec un plaisir assorti d’une faim vorace que j’ai accepté l’invitation de Faite à l’os, sise Grande Allée. Avec son poêle à bois en devanture, il faut dire que la smoke house affiche bien ses couleurs! Ouvert en juin 2018, cette nouvelle adresse cosy a tout, selon moi, pour devenir le nouveau repère des carnivores – « des vrais » – mais aussi, des amateurs de fumaison, une technique qui s’applique tout aussi bien à d’autres aliments, comme vous le verrez plus loin.

Pour Vincent Vachon, l’un des trois proprios avec Chef Christian Desnoyers et le maître d’hôtel Emmanuel Côté, la période de rodage est terminée. Mieux, depuis que la terrasse s’est bordée d’un manteau de neige, les invités s’attablent à une quarantaine de places disposées autour de la cuisine ouverte. «Pour nous, c’est un peu ça, la « vraie » expérience du Faite à l’os. Ce n’est pas une énorme salle, donc nous avons le temps de prendre soin de chaque convive », explique Vincent.

Le premier contact avec l’espace procure une expérience olfactive à part entière : immersive, alléchante, intense! Boiseries, briques blanches, crânes, néons et ardoises créent une ambiance enveloppante, assez chic pour l’artère branchée, mais pas coincée du tout.

Si votre veston est encore boutonné, c’est le temps d’y remédier : votre ventre vous remerciera plus tard… Un ancien du Concorde qui a aussi effectué un passage au Mont-Tourbillon, Christian surprend en signant un menu ambitieux « tout maison » inspiré de saveurs texanes. Si l’emplacement historique ne permet pas l’installation d’un grill au charbon, il exploite au maximum de sa capacité son four Nu-Vu custom, qui dispose d’une cellule de fumaison. Par ici le bois d’érable!

Une sélection d’entrées aussi originales que bien travaillées donne le ton. La truite fumée au bourbon et à l’érable s’avère d’un équilibre parfait, les pétoncles poêlés et un brin fumés brillent dans une assiette tout en texture avec du bacon maison et des chips de peau de poulet. Et que dire des ailes de canard laquées à la pékinoise? Moelleuses à l’intérieur, croustillantes à l’extérieur, elles ont ravi ma dent sucrée avec leur sauce collante.

Mais le clou du spectacle demeure le plat de résistance! Directement du fumoir, quelques protéines bien choisies sont accompagnées de savoureuses sauces BBQ maison et de sides réussis : salade de chou ou de patates, hushpuppies… Pour quelques dollars de plus, on rajoute des accompagnements… Mac ‘n cheese, fèves BBQ ou poutine? Votre choix vaut le mien.

Juteux et savoureux, le poulet badigeonné de sa sauce Bayou Billy est un véritable régal. Tendres et fondants, les ribs luisent sous l’effet de la laque appliquée en finition, provoquant un intense réflexe de salivation. Le brisket cède lui aussi facilement sous la dent, tout en offrant une expérience « viandeuse » à souhait, qui aurait gagné à être rehaussée d’une pincée de sel de plus.

Une sélection efficace de classiques du sud, tels le Chicken and waffles et le Po’ Boy, complète l’offre. Croustillante, craquante et sucrée, la gaufre au poulet remporte selon les propriétaires la palme de la meilleure bouffe d’après-soirée chez ces dames. Malgré l’impression que la panure était un peu trop dense (trop cuite?) et la chair peut-être un peu sèche, il n’en est rien resté dans mon assiette.

La meilleure façon de faire le tour de l’offre du restaurant demeure Le combo Faite à l’Os pour 2. À 69$, il propose de généreuses portions de ses diverses spécialités… Si généreuses, en fait, que vous repartirez sans doute avec des restes pour le lendemain.

Malgré ça, découvrez-vous un deuxième estomac pour le gâteau aux carottes et sauce caramel, recette familiale de Chef Christian : il se laisse (presque) manger tout seul.

Côté libations, si la notion même d’accords devient difficile avec une aussi vaste sélection de mets dans une même assiette, la carte des alcools est assez diversifiée pour que chacun trouve consommation à sa mesure.

En plus d’une panse pleine à craquer, j’ai ramené de chez Faite à l’os un capiteux parfum de fumée et la certitude que j’aurai envie d’y retourner pour calmer une rage de viande, ou même pour essayer leur burger « Pulled Jack » au fruit du jacquier fumé et effiloché. Chose certaine, voilà une adresse qui promet de titiller le prédateur en vous!

Veuillez noter qu’il s’agit d’une critique sponsorisée. Afin de préserver mon autonomie et ma capacité à effectuer un jugement objectif, deux principes sont appliqués. Premièrement, le restaurateur ne reçoit aucune promesse de publication. Si l’expérience s’avère mauvaise ou médiocre, je lui achemine un compte rendu détaillé privé. Deuxièmement, ce dernier n’a aucun contrôle sur le contenu d’une critique publiée et n’en prend connaissance qu’au moment de sa mise en ligne. Cette formule me permet de partager des expériences que j’estime positives au moment de ma visite, tout en soutenant la publication de contenus culinaires de qualité.

 

 

 

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