La Buvette Scott: les chichis au rancart!

C’est sur la rue Scott dans le quartier St-Jean-Baptiste que la toute nouvelle buvette éponyme ouvrira ses portes au grand public le 19 novembre prochain. Pour ma part, j’ai eu la chance de participer à la pré-ouverture à l’invitation de Charles Savard, Chef Biscornu, dont je présentais récemment l’exposition Chaînes alimentaires sur le blogue Monmontcalm.com.

Le Chef Biscornu n’abdique pas ses services de traiteur, bien au contraire: il élargit ses activités en offrant désormais sa cuisine aux clients de la buvette. Un menu à l’ardoise – et servi sur des carrés en ardoise, d’ailleurs – qui promet fraîcheur, approvisionnement local, saisonnalité et surtout, des prix qui ne défoncent pas la bourse, choix stratégique s’il en est un en cette période dite d’austérité.

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Assez « terroir », le menu de la Buvette Scott semble très influencé par le « fingerfooding », ces items culinaires accessibles qui pourraient – presque – se manger avec les doigts.

 

À l’ardoise, donc, les assiettes de charcuterie généreuses côtoient les créations offertes en portions réduites ou entières, avec de jolies trouvailles ici et là, dont la « poutine plate » au gravy de cerf qui n’a rien d’ennuyeux! Pourquoi cette appellation alors? Je vous laisse le soin de le découvrir en vous rendant sur place.

La vraie question maintenant: mais qu’est-ce qu’on boit à la Buvette Scott? Le copropriétaire Dave, qui a auparavant fait ses armes à la SAQ de la Rue St-Jean et au Projet, spécialité microbrasseries, a surtout misé sur le vin. Au verre ou à la bouteille, de la société d’état ou en importation privée, d’ici et d’ailleurs, la sélection serrée mais vivante visite la Grèce aussi bien que la Turquie. Coup de cœur de ma part pour le Seyval blanc québécois du Vignoble du Marathonien, proposé à 6$ la coupe ou à 36$ la bouteille.

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Le voici, le voilà, ce blanc québécois qui se défend bien. Ne le cherchez pas en SAQ, cela dit, Dave affirme avoir fait main basse sur toutes les quantités qu’il a pu trouver.

Aussi hipster que le Renard et la Chouette (que je recommande chaudement, je vous prépare un billet sur cet établissement aussi!), mais plus vintage, la Buvette Scott est aussi plus intimiste, forcément, en raison de la petite superficie et des tables serrées, qui favorisent, voire suscitent les rapprochements entre clients. Mais au final, c’est surtout en raison de l’intention qui anime l’équipe derrière l’entreprise.

Un lieu sans prétention, sans chichi, habité par la musique de vinyles rétros, il y a fort à parier que la Buvette Scott deviendra le deuxième chez-soi de plusieurs. Le port de la robe de chambre est cependant déconseillé. Juste pour qu’on soit clairs, vous et moi. Ok, bye!

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