Momofuku: la petite pêche dans la grosse pomme

NYC 2016 – Jour 1, matin

Mon chum et moi étions morts de trouille à l’idée de rentrer à New York avec ma vieille Corolla 2000 et plutôt agacés à l’idée de payer 65$ de stationnement par jour (Eleven Madison s’en venait, on comptait nos cennes!).

Notre ami Google nous a proposé un bon plan stationnement au terminal du traversier de Port Imperial, qui assure un lien entre la rive de New Jersey et NYC.

Ça fait qu’on a pris le traversier puis qu’on est arrivés à la hauteur de la 39e rue et qu’on a marché jusqu’à notre hôtel sur la 59e. FBI comme dans Fausse Bonne Idée : cette promenade nous a fait prendre une heure de retard dans un horaire chargé mur à mur de découvertes culinaires.

Je voyais les minutes qui défilaient et la fenêtre pour notre premier pit stop se refermer à vue d’œil… On a garroché les valises dans la chambre, on a sauté dans la première rame de métro puis on a cavalé tout droit sous un soleil de plomb vers Momofuku, qui allait fermer à 16h00. Nous avons franchi le seuil à 15h35 en sueur après avoir tourné autour de la devanture anonyme pendant une bonne minute sans saisir que nous étions arrivés à destination.

Enfin chez Momofuku

Le seul indice que nous sommes au bon endroit: le petit cercle orange sur la porte en face. Il s’agit d’un pêche juteuse, la traduction littérale de « Momofuku. » Avouez que vous ne saviez pas! 😉

 

momo-group

 

Allez savoir pourquoi, mais je m’attendais pratiquement à entendre une fanfare de kodo en rentrant dans LE Momofuku Noodle Bar, l’épicentre de l’empire du fast casual japonais bâti par Chef David Chang. Aucun tambour, ni trompette, par contre, la salle à manger était bondée en dépit de l’heure assez tardive, ce qui m’a tout de suite évoqué une entrevue que le chef avait donnée sur QG, dans le cadre de laquelle il affirmait qu’il devrait vendre son ramen à 28$ en termes de food cost, mais que pour rester dans les prix (éviter d’être priced out, comme on dit en bon anglais), il s’en tenait à 17$, forçant, du coup, un modèle d’affaires axé sur le volume et la performance dans le volume.

Des restos de ramens, pourtant, il y en a, alors, comment expliquer pareille performance? Disons que l’observateur averti se fait rapidement une petite idée… Très rapidement. Nous qui nous attendions presque à être retournés de bord à 25 minutes de la fermeture, nous avons été assis et servis… en moins de 5 minutes.

Avec notre ramen, nous avons aussi commandé des buns aux shiitakes, sauce teriyaki, une salade tiède à la vinaigrette au kimchi et une slushie fraise-rhubarbe et un pot de sauce signature Ssäm qui ont fait monter la facture à plus de 60$US.

Mon expérience #Momofuku se résumerait ainsi:

  • #Respect pour la cuisine ouverte *** immaculée *** (avec un rapport d’inspection sanitaire parfait, affiché à l’entrée)
  • #Bravo pour le menu ultra-compact ne comportant que des recettes canon, pas de marge de manoeuvre pour des déceptions.
  • #Highfive à une équipe bien rodée, avec un expéditeur rigoureux au passe, aussi motivé que dans un resto gastronomique un soir de grand service
  • #Wow! Des saveurs profondes, vibrantes, épicées, ***oui, épicées!*** et parfaitement équilibrées reposant sur une technique adéquate et de beaux produits.
  • #Ultrafast… On aime le fast and casual, la recette du succès culinaire aux States en ce moment.

LA QUESTION : Est-ce que le ramen de Momofuku est le MEILLEUR au monde?

LA RÉPONSE : (Hum) Il est irréprochable : bouillon riche, nouilles al-dente, garnitures goûteuses et bien exécutées… Le moment magique, c’est la première bouchée avec un peu de ce jaune d’œuf coulant. Seul le temps (et peut-être un voyage au Japon) me dira si Momofuku offre l’expérience ultime de ramen.

Et vous, où avez-vous mangé votre ramen préféré?

Demain, le voyage se poursuit avec Eleven Madison Park, une possible intoxication au « blackened rat » et une asperge… mais quelle asperge alors!

Momofuku ramen at Momofuku Noodle bar

Alors, c’est ça, un ramen Momofuku. Dommage que l’odorama ne soit pas au point!

 

Salade de bok choi sautés, poire asiatique et vinaigrette au kimchi de Momofuku

Petite salade tiède très allumée, avec sa laitue croustillante, ses bok choi sautés, ses poires asiatiques et sa vinaigrette au kimchi… On aime et on ramène au Québec!

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