Poutines cochonnes, plaisir coupable?

Il y a ces moments dans l’année où vous *savez* que la dérape s’en vient et vous l’attendez avec impatience. Moi aussi. Mon seul engagement pendant l’Avant, c’est de perdre une ou deux livre pour faire de la place aux 4-5 qui s’en viennent entre Noël et la Nouvelle Année, puis bon an, mal an, je me dois au moins une, ou deux, ou trois cabanes à sucre. Et si je réserve ma place dans un restaurant qui propose une crème brûlée à mon goût, je sais d’avance que je m’arrêterai pas à une seule. C’est écrit dans le ciel.

Lorsque la préparation de mon resto-bulle #2 cette année m’a empêchée de prendre part activement à la Poutine week organisée par Tonresto.ca, je dois dire que j’ai éprouvé une sorte de soulagement trouble. « Une méchante dérape évitée de justesse, » me suis je dit. Que nenni! Que nenni! Il y a peu de temps, j’ai été invitée à me joindre au Carnaval de la poutine du Cochon Dingue, dans le cadre de sa 2e édition qui se déroulera jusqu’au 13 avril 2014. Après tous les sacrifices des dernières semaines, j’ai décidé que je méritais de céder à la tentation et aussi, à la curiosité.

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas mangé dans un restaurant du groupe Restos Plaisirs. Le Cochon Dingue, c’était LA place dans ma tête de petite fille, mille lieues devant Walt Disney (Qu’est-ce qu’il mange, Mickey Mouse? Et la Belle? Les grosses oreilles puis les robes, c’est bien beau, mais j’ai toujours priorisé le comestible dans la vie: foodista en jour, foodista toujours…)

Mercredi soir dernier, je me donc jointe à un groupe de joyeux dégustateurs issus du monde des blogueurs, mais également du grand public, afin d’échantillonner les huit poutines proposées par le Cochon Dingue dans le cadre de son événement, une dégustation que je ne suis, mon foie ma foi, pas près d’oublier.

Poutine déjeuner

Copieuse au déjeuner, carrément glorieuse en fin de soirée… Trip bouffe garanti pour 13,95!

Lorsque la poutine déjeuner, montée sur de petites pommes de terres rissolées garnies d’un œuf, de jambon, de saucisses et de fromage en grain, le tout, nappé de sauce hollandaise, est arrivée sur la table, j’ai saisi la magnitude de la dérape qui s’annonçait. Car pour élever l’une des bien-aimées malbouffes québécoises et la rendre digne de son propre carnaval sous un même toit, il faut penser au-delà de la galvaude et de l’italienne.

À cet effet, la créativité décadente a été pleinement au rendez-vous. Au homard, sauce homardine bien goûteuse et fromage Pied-de-vent, au canard effiloché sauce au poivre ou toute cochonne au pulled pork BBQ et petites saucisses enrobées dans le bacon – ayoye -, le Cochon Dingue s’est vraiment donné la mission de satisfaire l’amateur de poutine en nous.

Poutine au homard

Goûteuse et satisfaisante, la poutine au homard est offerte au prix accessible de 18,95$.

 

Mon coup de cœur à moi est allé à la plus simple, pourtant: la poutine classique avec son fromage scouic scouic et sa sauce brune, un brin sucrée et ingénieusement relevée de sambal oelek. Seule ombre au tableau: la recette des sauces est développée par chaque restaurant de manière indépendante, ce qui signifie que le bon coup du Chef Martin Bessette du Cochon Dingue de René-Lévesque – celui où nous avons pris part à la dégustation – n’a peut-être pas été accompli dans tous les autres restaurants de la succursale. Qui sait? Peut-être devrais-je me pencher sur la question, qu’en dites-vous?

Poutine classique avec un soupçon de sambal oelek

Classique, mais avec un petit brin de folie, la régulière est offerte à 9,95$,

garnie d’excellent fromage en grain Perron.

Lors d’une entrevue récente avec un magazine anglophone, on me demandait quel était mon plaisir coupable en matière de nourriture. On espérait sans doute me faire parler de poutine. Alors, si vous, vous considérez la poutine comme votre plaisir coupable, je vous encourage à l’assumer comme plaisir tout court et craquer pour l’une ou l’autre des créations du Cochon Dingue. 😉

Poutine dessert

Si jamais il vous reste de la place pour le dessert – j’en ai trouvé une – cette

interprétation sucrée ludique combinant génoise, guimauve et caramel comble l’enfant intérieur… à 4,95$.

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  1. Poutines cochonnes, plaisir coupable ? | bangpub - 03/21/2014

    […] #2 cette année m’a empêchée de prendre part activement à la Poutine week organisée par Tonresto.ca, je dois dire que j’ai éprouvé une sorte de soulagement trouble. “Une méchante dérape […]

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