Versa: penchant marin!

Tandis que je franchissais le hall d’entrée du Versa, de doux souvenirs romantiques se sont imposés à moi… Cette inoubliable première « date » avec mon amoureux… depuis 8 ans demain. Ça ne rajeunissait pas notre relation, ça! J’ai secoué le petit choc de la seule manière qui vaille, d’un gin ‘n tonic au concombre.

Alliant un design moderne avec un éclairage chaleureux, une grande table en verre dépoli rétroéclairé au cœur de l’espace, « toujours bon chic bon genre, » ai-je pensé.  Comment autant de temps avait pu s’écouler depuis ma dernière visite?

Le groupe de blogueurs déclaré complet, Patrick Jobidon a lancé l’événement dégustation d’un petit discours  nous rappelant l’historique de la maison, dont il était devenu propriétaire avec le Chef Benoit Poliquin il y a 6 ans et demi de cela. Avec la fougue d’un nouveau départ, le Chef a ensuite présenté son menu flambant neuf, en vigueur depuis janvier 2016. Exit les « bons vendeurs », bonjour la nouveauté au flair méditerranéen! L’exercice avait de quoi donner le vertige… Mais parfois, rien ne vaut un bon plongeon dans l’eau froide pour se revigorer le canadien!

Patrick a profité de son allocution pour nous rappeler la vocation très « marine » du Versa, l’un des premiers bars à huîtres à Québec, before it was cool, you know…

Si le bar à huîtres crues et cuisinées demeure l’un des fleurons de son établissement, j’ai eu l’occasion de constater que les poissons et les fruits de mer brillent de mille feux du côté du « bar à cru. »

Mon expérience de dégustation a frappé un coup de circuit sur mes papilles. Voici pourquoi!

1- Fraîcheur 

Les morceaux de gravlax de truite de mer ont fouetté ma gourmandise avec violence. D’abord par la présentation, sertis comme des joyaux sur une ardoise structurée par les traits énergiques d’une langoureuse purée de panais. Puis par l’expérience gustative! D’une rondeur veloutée, fondants, généreux, ils avaient tout de la mer et rien du « poisson », vous savez, cet arôme un peu malaisant qu’on a trop appris à endurer.

Gravlax de truite Versa

2- Qualité

S’excusant presque de leur taille, le Chef a avoué avoir préféré la qualité à la quantité et pour cause: ses assiettes accueillent les pétoncles des Îles de la Madeleine. Sucrés et bien de chez nous, je les préfère aux grosses choses surgelées qui se substituent trop souvent à une exécution adéquate, un phénomène qui mériterait son propre mot-clic, quelque chose comme #effetpétoncle. Allez, vous savez de quoi je parle!

Crudo de pétoncles

3- Rareté

Du saumon et du thon, on en retrouve plus ou moins partout. Le Versa peut s’enorgueillir de son sashimi de bar sauvage, beau, beau, beau. Un plaisir trop rare… à mon grand dam! La présentation à la fois rustique et délicate m’évoquait ici aussi l’orfèvrerie.

Sashimi de bar sauvage

4- Acidité, l’acidité, l’acidité

Les poissons et les fruits de mer en sont friands et le Chef aussi, clairement! Vinaigrette au homard et à la lime et suprêmes de pamplemousse avec le bar sauvage, vinaigrette de citron et émincé de clémentine avec les pétoncles, espuma de béarnaise avec le tartare de veau aux bourgots et palourdes, elle se décline sous toutes les formes dans ses créations.

5- Amour du produit

Quand on y pense, il n’y a pas (beaucoup?) de restaurants à Québec qu’on associe au travail des poissons et des fruits de mer. Avec la variété de plats marins crus et cuisinés à son menu – dont une très tendre pieuvre d’Espagne -, le Versa peut définitivement briguer la pole position dans le domaine, d’autant plus que son Chef s’avoue volontiers plus intéressé par la cuisine des produits marins que celle de la viande. Un discours rafraîchissant à l’ère du bacon!

Pieuvre d'Espagne au Versa

Si les plats de viande, de poissons et fruits de mer « chauds » avaient aussi leur charme, ma prochaine visite au Versa est déjà toute planifiée: du cru et du frais pour satisfaire mon insatiable penchant marin! Et gageons que je ne laisserai pas un autre huit ans s’écouler!!

 

 

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